Norvège: d’autres photos

Une dernière série de photos de ce voyage en Norvège. Malgré les conditions plus que difficiles, j’ai connu de fort belles journées. J’ai peu pêché le brochet: seulement deux séances d’environ une heure le matin. il y avait deux spots près des cabines, deux parties anses calmes; Je n’y croyais pas trop, cependant à la fin de la première heure de pêche, je subis une touche incroyable dans une zone de fort contre-courant (à une cinq mètres de la zone de calme); Je me demandais vraiment ce qui pouvait m’arracher ainsi la soie des mains et plier ainsi la soie de neuf.  quand le backing sortit, je pensai même que ce n’était peut-être pas un brochet mais une grosse truite, mais le rush s’arrêta et c’était bien un brochet, il fit vraiment une bataille furieuse, si j’ai pris pas mal de brochet à la mouche je n’en avais jamais pris en rivière, mais surtout il n’était pas pris par la gueule mais derrière la tête. C’était bien la première fois que je voyais cela.  en le mesurant approximativement avec l’écartement des doigts, je vis qu’il faisait plus de 80 mais surtout il était plus large qu’aucun brochet que j’ai jamais vu. Il faut dire qu’avec la densité d’ombres dans la rivière, ils ont de quoi engraisser; Malheureusement je n’avais pas pris d’appareil. Ce jour là fut d’ailleurs l’occasion d’un beau chelem: un brochet de plus de 80, une truite de 36 et un ombre de 45 ! Le lendemain je fis un nouveau chelem mais les poissons étaient plus petits, presque exactement au même endroit que la veille, je fis un autre brochet mais nettement plus petit (60+, peut-être 70?) malheureusement je ne fis que de mauvaises photos de ce poisson bien gras lui aussi.

Il y aussi beaucoup de champignons, mais peu de vrais cèpes. en voici un beau specimen.

Un café bien mérité après une journée à 80 mm de pluie.

La rivière est dans le pré, mieux vaut aller pêcher les lacs… encore que le lendemain de la grosse pluie fut aussi mauvais dans les lacs: six heures de pêche intense du brochet dans des spots plus beaux les uns que les autres sans une touche ! Les autres jours en lacs seront bien meilleurs avec de beaux ombres. Il y a aussi des corégones. c’est un poisson très difficile à faire mordre même quand il gobe. Mes camarades ont croisé de gros bancs en surface mais ni en nymphe ni en sèche, ils n’ont rien voulu savoir.

Profonde réflexion sur le choix de la mouche: nymphe ultra-lourde ou oreille de lièvre, telle est la question quand la rivière a monté de deux mètres en 24 heures !

belles carpes

Les carpes étaient bien actives aujourd’hui. Je réussis la première tentée, un carpeau d’environ deux kilos qui se nourrissait activement dans une bordure très peu profonde. Je suis bien content car c’est une belle commune prise à vue avec une petite muletor blanche, je regrette d’avoir laissé mon apn et prends une photo avec le téléphone. en poursuivant mon exploration des bordures de l’étang,  je tente d’abord une fouille, j’ai un contact mais le poisson se décroche rapidement. J’effraie ensuite un autre poisson que j’aurais pu tenter en nav. Je change alors d’étang et récupère mon apn. Les carpes sont très actives, il y a de nombreuses fouilles, des poissons en surface aussi. Je commence par un petit bras près d’une île, je commence par tenter deux gros poissons qui se nourrisent dans très peu d’eau, ils ignorent ma nymphe et finissent par s’éffaroucher et se lancer dans une fuite éperdue. Je pêche alors trois fouilles, à chaque fois j’accroche le poisson qui se décroche tout de suite, je ne sais pas si ces poissons avaient pris ou bien s’ils étaient pris au raccroc. J’essaie alors deux poissons qui semblent nympher juste sous la surface. Je ne sais pas ce que font au juste ces poissons mais ce n’est pas encore aujourd’hui que je parviendrais à les capturer. Une autre carpe se nourrit dans un haut fond, mon chiro rouge fait un bon passage et le fil se tend légèrement, un rush violent suit, le frein du loop est bien serré la bobine se déroule au backing, après deux autres rushs le poisson vient en bordure mais faute d’épuisette il me faudra encore un bon moment avant de l’échouer, c’est une belle carpe de plus de 70 cm pour au moins 4 kilos que je relâche après quelques rapides photos.

Août en Norvège


A mon arrivée en Norvège, le 10 août, l’été est déjà le plus pluvieux depuis 36 ans. Les rivières sont pleines. La Glomma est très tendue avec 1 m20 de plus que la normale mais elle est pêchable. Les poissons, probablement perturbés par de nombreuses variations sont peu mordeurs. Nous avons néanmoins quatre jours de beaux temps, les rivières baissent peu à peu et le quatrième jours nous tombons sur un banc de poissons qui est enfin bien disposés à gober. Las en ce quatrième jour, la pluie fait un retour tonitruant: 60 mm pour nous et 110 mm à 70km plus en amont. En douze heures la rivière prend 1m40 et débite 300 mètres cubes. Nous repêcherons donc plus la Glomma du séjour. Nous pêcherons des lacs et des affluents. Malgré ces conditions apocalyptiques, il y a tellement de poissons que la pêche n’a pas été si mauvaise que cela. J’ai touché pas mal d’ombres dont une poignée à plus de quarante, le plus beau à quarante cinq mesuré. J’ai aussi touché deux brochets dans la Glomma, le premier à plus de 80 (pas mesuré et pas photographié car j’ai pêché juste une heure  par un matin froid sans y croire) m’a offert une défense vraiment très brutale, j’ai aussi fait une bonne pêche de petites truites dans un torrent en sèche et j’ai pris une belle de 36 dans un tributaire. J’ai loupé mon lot de poissons, notamment un ombre qui devait être encore bien plus gros que les autres au vu de la défense puissante à la suite de laquelle il s’est décroché. Avant de publier quelques photos je voudrais dire un grand merci à mes deux compagnons de pêche, Patrick qui a eu la générosité de faire partager ses coins (si je mentionne aussi son humilité, il m’en voudra sûrement car il se dira qu’il est bientôt prêt pour le saumon…) et Jean-Louis qui nous a si bien cuisiné les raboteux, heu les trémoulètes pardon, leur bonne humeur constante dans le froid et la pluie norvégienne fut  salutaire. Un amical salut à nos voisins de cabane Marc et Jean-François aussi.

41 cm, le seul avec la bouche abîmée.

La Glomma un peu haute...

un petit rapide....

lac d'altitude

Cabane à côté du lac

petit tributaire rempli d'ombres, une belle partie de nav.

le rose, ça se voit bien...

36 cm dans le courant d'un torrent, ça envoie un peu.

cabane de pêcheurs

Patrick en action.

photo ratée du 45...

Haute-Seine

Pas le temps de faire un récit de cette fantastique sortie sur le Moselle et la Haute-Seine, juste des photos.

 

Le danica en mai

encore une excellente journée au Danica; Ce parcours est vraiment parfait pour moi: beaucoup de poissons, pas mal d’insectes et d’éclosions, mais des poissons souvent sélectifs qui ne se laissent pas leurrer n’importe comment par n’importe quelle mouche. J’ai ainsi fait une bonne partie de la journée en nymphe et c’est un modèle réaliste de gammare qui a fait une nette différence avec les autres nymphes. Dans l’après-midi il y a eu de belles éclosions avec des éphémères diverses et variées, dont quelques mouches de mai; de bequx gobages ont eu lieu et j’ai ainsi terminé avec quelques belles prises en sèche. Je suis très content d’avoir découvert ce parcours et y aller est toujours un immense plaisir.

 

 

Commentaires fermés

Les barbeaux barbotent

Le barbeau est un des poissons qui m’a valu
quelques une de mes pires humiliations avec une canne à mouche. c’est
donc avec scepticisme que j’attaque en nav un beau banc de beaux
barbeaux.
Les premiers passages avec une nymphe lourde me confirment bien la difficulté de ces poissons.
Ma nymphe passe deux fois à ras du poisson le plus près de la berge sans
aucune réaction. En désespoir de cause je finis par nouer une nymphe en
tungstène de Stan (frenchflies.com). Au premier passage un barbeau la
prend franchement, je suis tellement surpris que je manque le ferrage et
décroche.
Au deuxième passage correct, un des plus gros poissons du banc est
accroché. La bataille est assez brève et c’est un poisson qui fait
largement plus de 60 qui est échoué. Malheureusement pas de photos de ce
barbeau.
Mais un bon nombre de ses compères se laisseront leurrer. Voilà que ces
poissons d’habitude tellement difficiles deviennent franchement faciles,
certes ils recrachent vite la nymphe dans une eau assez teintée mais
ils viennent franchement chercher la nymphe.
J’en attraperai une dizaine à la suite les uns des autres. Ma canne
Dumont me donne une immense satisfaction tant par sa précision en nymphe
que par la puissance du carbone haut module !
La luminosité baisse, il y a une grosse éclosion de culs-verts et de
très beaux chevaines gobent sur les bordures. J’en prends quelques uns
pour conclure un après-midi comme je n’en avais jamais fait en
Limousin.

Commentaires fermés

Encore le Danica

Encore une bonne séance au danica à dordives. Cette fois-ci les poissons commencent à avoir le nez en l’air et j’ai pris pas mal de poissons en sèche…

 

Commentaires fermés

Rio Negro

Nous prenons un petit avion de cette étonnante ville qu’est Manaus pour atterrir dans un village environ 450 km à l’amont sur le Rio Negro, nommé Barcelos.

de l’avion, nous découvrons ce paradis d’esu et de verdure:

 

 

 

A Barcelos, notre bateau, le Tayaçu nous attend:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires fermés

Grosse truite: l’ultime secret enfin révélé !

Je connais un gars, Juan-Goran, un type incroyable, un serbo-espagnol de
génie. Il capture tout le temps des truites énormes, des poissons
incroyables dont la taille dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Le
seul problème, c’est que l’on ne peut jamais savoir comment il capture
ses poissons. il prétend les capturer à la mouche, dans des rivières
lambda, celle ou vous et moi pêchons tous les jours sans jamais capturer
ces véritables monstres de la rivière…
Un soir, j’ai tendu une sorte de guet apens à mon ami… je l’ai pris à
la vodka-orange. Enfin, façon de parler, c’est moi qui buvais l’orange
et lui la vodka… au bout d’un certain nombre de bouteilles, mon ami
finit par passer à table: il pêche très simple avec une grosse sèche, un
bas de ligne court et épais dans n’importe quelle rivière mais ,chose
important nous allons le voir, avec une canne en bambou ou en fibre de
verre, le seul secret réside dans le moment précis où il attaque ces
truites mythiques: quand l’orage se déchaine ! En effet, tout le monde
l’ignore, et c’est par le plus grand des hasards que Juan-Goran le
découvrit, mais c’est au coeur de la tempête que les écolsions se
déchainent et que les truites les plus grosses (les petites ne pouvant
pas tenir par gros temps) se mettent à gober en perdant toute
méfiance… Pour le pêcheur qui ne craint pas de braver les éléments, il
est alors facile de faire des captures jusque là inimaginables, la
seule précaution à prendre étant d’éviter d’utiliser du carbone, trop
conducteur, d’où le choix de la fibre de verre ou du bambou.
Je vous laisse rêver devant la dernière pêche de Juan-Goran, une 230+,
poisson bien entendu retourné à son élément, le petit ruisseau que vous
voyez derrière vous.
détenteurs de ce secret, j’espère que vous en ferez bon usage et relâcherez vos rêves.

retour en France

Exilé pour quelques temps en région parisienne, c’est sur le parcours "le danica" à Dordives ( http://www.parcours-mouche-ledanica.com/ ) que j’ai fait mon ouverture. J’ai passé une exellente journée à pêcher en nav, comme le parcours est très bien peuplé, très tranquille et que tous la rivière et ces méandres offrent la possibilité d’attaquer tous les poissons à vue, j’ai attrapé beaucoup de poissons, dont une bonne moitié de farios qui sont tellement bien conformées qu’on pourrait les faire passer pour des sauvages… J’ai aussi pris quelques poissons de très belles tailles (plus de deux kilos), même si la plus grosse, un douairière du parcours, une fario qui fait plus de soixante dix, m’a décroché juste après le ferrage en envoyant des coups de tête rageurs.