Polycarpe Gob'Log

"Sans la pêche à la mouche, la vie serait une erreur"
Frédéric Guillaume Nieutzeucheux



Pour saluer le prix Nobel de la Paix d´Obama

polycarpe | 13 octobre, 2009 11:29

Je tenais ainsi à saluer le prix Nobel de Paix du président Obama, au nom de ce "qu´il pourrait faire."

J´en profite pour pronostiquer que l´an prochain il aura probablement le prix Nobel d´économie, à moins que ce ne soit celui de chimie car je sens bien que s´il se mettait à la chimie, il excellerait dans ce domaine.

Ou bien en médecine:

http://www.dailymotion.com/video/x7dqg2_les-etats-unis-en-2015_fun

Aspes....

polycarpe | 08 septembre, 2009 10:22

Sortie aux aspes hier.
J´ai utilisé canne à mouche et, pour la première fois de la saison, canne à lancer pour les poissons inatteignables à la mouche. J´ai vu beaucoup de poissons, dont des gros mais très méfiants, très éduqués. Tout bruit sur l´eau ou mouvement entrainaient la fuite du poisson, même celui d´un petit leurre de surface. J´ai eu une seule touche au leurre (wander 45), le poisson a effectué une véritable charge de plusieurs mètres, ferrage de brute, contorsions encore plus brutales du poisson, bilan: une branche du petit triple ventral redressé et une bordée d´injures hurlée au bord de l´eau...
Mais une nouvelle fois les streamers (genre de muletor) ont intéressé bien davantage les poissons. Bilan deux poissons ratés au ferrage, et deux nouvelles bordées d´injures...
La pêche à vue de ces poissons méfiants qui maraudent le long des berges, leurs attaques furieuses, leur défense obstinée constituent pour moi, ce qu´il y a de plus excitants comme pêche des carnassiers en France. Les aspes me rappellent les tarpons. J´en ai rêvé toute la nuit. Et même s´il faut me taper deux heures de train et une demi heure de vélo, j´y reviens demain. Je les aurais. Je les aurais...

Au secours ! SOS !

polycarpe | 20 juin, 2009 07:44

Je me réveille et je vois ceci:

Je referme les yeux, je ne me sens pas tout à fait très bien, ma tête résonne, j´ai l´impression de ne pas être sur terre, j´ouvre les yeux et à nouveau je vois ceci :

 Bon sang, un flat des poissons partout ! Non je ne rêve pas, j´ai un peu de nausée, comme une étrange gueule de bois. Je ne suis pas sur terre, car je suis sur le pont d´un bateau. des souvenirs me reviennent en mémoire: hier soir, j´étais dans un bar d´Heidelberg avec mon collègue Adam, nous avons fait trois parties de fléchettes, il a perdu les trois parties et payé trois fois les trois bières qui vont avec chaque partie, même que j´ai copieusement triché lors de la dernière partie pour planter les fléchettes dans la cible... Et après ? Après Adam est parti, il s´est souvenu tout à coup qu´une fille l´avait invité à dîner chez elle... comme il était presque minuit et demi, je lui ai dit de se dépêcher, car sinon il risquait de manger froid ou bien trop cuit. Pour ma part, j´avais encore un peu soif et je voulais arroser mes belles victoires. c´est là que cette fille est venue, cette Svetlana. Elle s´intéressait particulièrement à mes travaux sur les fonctionnelles positivement homogénes et leur application dans les problèmes de mise à jour des croyances ambigües. Et puis avant de nous séparer, nous avons porté un toast, une vodka, à l´Europe de l´Atlantique à l´Oural. et puis plus rien. Le néant plus de souvenirs. Je me réveille, ce flat, tous ces poissons. Je reprends un peu mes esprits... Une canne, mon royaume pour une canne ! Ces petits squales tirent particulièrement bien. en cherchant une canne sur ce très grand voilier, je croise Svetlana :

 

Il faudra que je lui demande une explication. Mais d´abord, il faut parer au plus pressé. "Où il y a-t-il une canne à mouche sur ce bateau, Svetlana ?". Svetlana m´amène dans une des cabines et ouvrent une grande armoire en acajou : elle est remplie de matériel de pêche: Mouches de mer en toute taille et tout modèle, moulinets Loop et Abel et une dizaine de cannes. En voulant choisir une canne, je m´apercois de la catastrophe, il y a dix fois le même modèle, 8 pieds 6 pour soie de cinq ! Malédiction ! Il va bien falloir faire avec.

Voilà, c´était il y a une semaine. Nous sommes toujours à Christmas Island, et je me débrouille avec mes soies de cinq, j´ai pris énormément de bonefishs, quelques requins et malgré bien des casses plusieurs grosses carangues. Hélas je ne crois pas qu´il y ait de tarpons ici mais Svetlana, Ludmila, Olga et Natacha (tel est le nom des quatre filles qui m´ont kidnappé, cela je  leur ai pardonné tout comme le coup de la vodka au GHB, il est vrai qu´à cinq on s´amuse mieux qu´á quatre) m´ont promis que nous voguerions bientôt vers le Bélize, ses permits et ses tarpons.

Donc si je vous lance cet appel désespéré, c´est parce que j´ai quand même besoin de cannes plus fortes, soies de 8, de 10 et de 12. Merci à tous ceux qui peuvent m´aider. Je compte aussi sur votre discrétion absolue. En Europe, tout le monde croit que je suis tombé dans le Neckar en rentrant d´une soirée trop arrosée, les plongeurs ont découvert un corps qu´ils ont identifié comme le mien, je ne voudrais pas causer un nouveau traumatisme à ma femme en apprenant qu´en fait je suis séquestré.

Bon désolé, on m´appelle, pas le temps d´en dire plus... A bientôt... Peut-être...

 

 

bonefish

polycarpe | 19 mai, 2009 19:34

Il y a quelque chose de presque douloureux à voir un de nos vieux rêves se réaliser. D' abord la réalité n'est jamais telle qu'imaginée. Il se peut même qu'elle soit encore plus envoûtante que ce que nous avions prévu mais c´est un nouveau danger qui nous guette alors: tout étant éphémère, comment supporterons nous la fin de ce rêve et quel nouveau désir viendra alors peupler nos songes  ?
Il y a bien longtemps que je rêve de pêche dans de l'eau claire de poissons puissant et rapides, de cannes qui se courbent à l'extrème de moulinets qui se déroulent sans fin... Il y a longtemps que je rêve de flats et de bonefishs. Maintenant ce rêve s'est réalisé et il s'est niché dans un écrin de ma mémoire comme un objet très beau et précieux.

Voici quelques images et quelques impressions de cette pêche.

La havane


le flat est semblable à un immense lac de plusieurs milliers d'hectares  où la profondeur est de quelques dizaines de centimètres nous sommes sur une petite  barque que le guide conduit avec une perche (j'ai essayé, c'est physique !). La pêche se fait uniquement à vue, soit on se poste entre deux îlots  soit on croise des poissons. Dans tous les cas il faut alors lancer deux ou trois mètres devant le poisson, stripper la mouche, pas trop vite ni trop saccadée l'animation, alors le bonefish vient chercher la mouche. On ferre en tirant sur la soie. Le poisson part alors dans un rush très rapide, on accompagne la soie qui file, il ne faut surtout pas mettre de trop de pression sinon c'est la casse ou bien le décrochage. La bagarre se fait tranquillement, deux ou trois rushs (difficile d'évaluer la longueur de backing sortie... Je dirais jusqu'à soixante mètres) et quelques bonnes tirées en approchant du bateau, en quelques minutes le poisson est rendu. Je n'ai pas trainé pour les photos, ces poissons donnent tout ce qu'ils ont, il faut soigneusement les réanimer.

Un bone qui repart, remarquez bien la caudale profilée ! 

 

Bon, tout cela c'est la théorie, dans la pratique j'ai fait toutes les fautes possibles et imaginables pour louper un bonefish. La première chose c'est qu'il faut du temps pour habituer ses yeux et repérer les poissons. Il faut alors souvent se fier au guide, c'est lui qui dira "onze heures, vingt mètes", "strippe". J'en ai perdu beaucoup ainsi, je voulais à tout prix voir les poissons avant de lancer, mais le temps de repérer enfin le poisson et il avait filé. Car ces poissons sont diablement rapides. Et aussi méfiants, ils ne pardonnent guère les erreurs... mouvement, brusque, vibration anormale, mouche posée trop près, dès qu'ils s'approchent du bateau à moins de dix mètres ils repèrent le danger. Je crois que le pire pour moins aura été de ne pas lever la canne au ferrage ou même pendant le premier rush. Le premier jour sur une trentaine de bonnes occasions, je n'ai réussi à en convertir que deux, et ce n'est qu'au troisième jour que j'ai réussi à mieux voir les poissons, faire moins d'erreurs et surtout être moins fébrile. Il y a deux autres situations de pêche: lorsque l'on repère en banc en tailing et les milkies, le banc en tailing, on le voit de très loin, je n'en ai observé qu'en fin d'après midi, cinq en tout et pour tout. On l'approche prudemment et on ne lance surtout pas la mouche dans le banc  mais deux trois mètres dans la direction que semblent prendre les poissons. quand les poissons sont à côté de la mouche on strippe. Le milky est ce qui est le moins intéressant: dans une zone plus profonde, l'eau est trouble sur quelques mètres carrés, ce sont des poissons qui se nourrissent, on lance dedans, ce n'est qu'avec pas mal d'insistance que j'ai pris mon plus petit bone dans un milky.
La principale difficulté outre voir les poissons est de lancer vite avec une précision suffisante malgré un vent soutenu. Cela nécessite une bonne maitrise de la double traction.

 

Un de mes plus beaux bones, le guide m´a dit six livres, s´il en faisait quatre c´est déjà bien...


Mon guide a été exigeant sur les mouches, rejetant une bonne partie de celles que j'avais montées, il s'avére que j'ai pris du poisson même avec ces mouches, cela étant j'ai eu quelques refus avec du bleu ou du jaune.
J'ai croisé pas mal de barracudas, environ quatre ou cinq par jours, j'avais une canne préparée à leur intention mais le temps d'attraper la canne et de lancer et il était trop tard, sauf une fois pour un poisson qui m'a paru énorme, il a tout de suite attaqué ma mouche l'a ratée une fois deux fois puis il a mis un grand coup d'accélérateur, il a devancé la mouche s'est retourné et a coupé devant les quarante centimètres d'acier... Celui-là, je le poursuis encore la nuit, en rêve.
Nous avons vu une fois un banc de permits, j'ai coupé le bas de ligne acier sur la soie de 9, monté un crabe et nous avons poursuivi le banc mais il nous a distancé sans que je n'ai pu leur lancer la mouche.
J'ai aussi pêché les tarpons dans la mangrove. nous nous sommes enfoncé dans d'étroits chenaux dans les palétuviers pour atteindre des trouées plus larges et espérer des tarpons, j'en ai vu beaucoup, de belles taille en moyenne pour des baby, disons de deux à quinze kilos. J'en ai ferré six et tous ce sont décrochés, il y en a même un qui en sautant s'est retouvé quelques instant suspendu dans les branches de palétuviers... Diables de poissons.
Voilà ce fut une pêche absolument passionante, je ne m'en veux même pas d'avoir été trop nerveux et d'avoir moins bien pêché que ce que j'aurai dû.

La suite pour un prochain papier...

Alfredo aux prises avec des crustacés...

voyage, voyage...

polycarpe | 17 avril, 2009 16:15

Le départ est assez imminent...

mais j´en ai encore beaucoup d´autres à monter... Si tout va bien, je vous tiens au courant à mon retour Cool

 

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