Un peu de bonne publicité n´a jamais fait de mal à personne, non ?
Les chaussures de Wading Amphibia Stealth de la marque Vision, un investissement que vous ne regretterez pas.
"Sans la pêche à la mouche, la vie serait une erreur"
Frédéric Guillaume Nieutzeucheux
polycarpe | 26 juillet, 2010 08:31
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polycarpe | 08 septembre, 2009 10:22
polycarpe | 30 juin, 2008 23:50
La capture d'une nouvelle espèce de poisson est toujours un grand plaisir, mais quand il s'agit d'une espèce dont on rêve depuis longtemps, c'est une joie profonde qui s'empare de nous.
Hier, j'ai pêché pour la première fois le Rhin à la recherche d'Aspes. J'ai commencé par un bras mort. A peine commené-je à scruter l'extrémité de ce bras mort que, devant moi, tout près du bord.... Je n'en avais jamais vu mais je l'ai immédiatement reconnu, une caudale impressionnante, un poisson vif, profilé pour la nage. Je m'aperçus qu'en fait il y avait une bonne dizaine d'aspes de cinquante à soixante-dix centimètres vadrouillant en surface dans cette zone. Hélas la berge est très encombrée et je n'ai d'autres choix que de monter (fébrilement) ma canne à lancer. Et là, chou blanc, leurre de surface, poisson nageur, rien n'y fait. Les aspes ne sont pas vraiment en phase d'activité alimentaire. De temps à autres, ils viennent taper les tout petits alevins en bordure, mais mes leurres les font fuir. Je monte un humback minnow, tout petit poisson nageur, pensant avoir trouvé une arme efficace, j'attrape seulement une belle perche. J'ai un suivi sur un tout petit stick bait. Et c'est tout. Finalement je monte ma canne à mouche, seul lancer possible, le roulé (que j'execute fort mal), et là bingo, le petit streamer brillant les intéresse, suivi. Bon sang ils est énorme, touche monumentale et décroché. Vu la puissance je n'ai pas osé ferré. Je suis en transe, mes mains tremblent, mes jambes tremblent. Respirer, respirer, se calmer. Nouveau poste, nouveau poisson, attaque immédiate, ferrage, bagarre, rush, coups de tête, je le maîtrise, nettement plus petit que le premier, il fait une cinquantaine de cm. Quel maginifique poisson, je dirai une sorte de chevesne hybridé avec du tarpon (pour la forme du corps ,plate) et du snook (pour la caudale et la tête un peu pointue). Banzaï! Je continue ma partie, j'en fais deux autres de taille équivalente et j'en manque deux autres nettement plus gros par manque de sang froid. J'ai mis un nouveau streamer, plus petit moins brillant et il semble fonctionner encore mieux. Sur un autre poste à une trentaine de mètres du bord, il y a un paquet d'algues et trois ou quatre aspes patrouillent autour de ces algues. De temps à autre, ils viennent taper dans les alevins. Trop loin et trop encombré pour ma canne à mouche, j'essaie au leurre de surface, au troisième passage, j'ai une attaque, violente, mais le poisson a manqué le leurre, seconde attaque le poisson envoie voler le petit stick bait, et le réattaque une troisième fois. Il est pendu! Sur une canne à leurre le combat est beaucoup plus bref, c'est poisson magnifique je le mesure avec l'écartement des doigts, au moins 65 probablement soixante-dix, j'ai oublié mon apn en limousin, je prends un cliché médiocre avec mon téléphone portable. Et retour du fish à l'eau.Banzaï et re-banzaï.
Il est plus de treize heures, il n'y a plus de poissons en activité. Je change de coin, dans un courant vif je prends deux autres aspes d'environ quarante cinq, encore à la mouche, les chataignes à la touche sont formidables. J'ai encore percé la roue arrière de mon vélo, je dois rentrer à pied mais je m'en contrefous, je suis heureux, heureux.
Je retiendrai de cette partie de pêche l'étonnante méfiance de ces poissons. Et l'efficacité dans ces conditions particulières de poissons, peu actifs, dans une partie calme, du streamer. Il me semble aussi que la désaffection pour les leurres étaient dues pour partie au moins à la tresse sur mon muilinet, peu discrète et probablement bruyante. Je retiendrai aussi une nouvelle fois combien la bagarre est nettement plus agréable avec un fouet qu'avec une canne spinning. Les poissons de cinquante à la mouche m'ayant procuré plus de plaisir que celui de soixante-dix au leurre.
polycarpe | 23 juin, 2008 23:12
Voici une nouvelle bien tardive puisqu'elle relate le ouiquinde du 25 mai.
Jacques 35 et moi avons pêché la Nagold à Bad Lienbenzell, bourgade du Nord de la Forêt Noire.
Malgré des eaux hautes teintées dues aux orages nous avons fait une pêche tout à fait correcte.
Cela commence par un voyage en train, une heure et demi de train pour deux correspondances. Lors du premier changement, je dispose de quatre minutes et le résultat de ma course sur les quais est que je vois mon train partir au moment où j'appuie sur le bouton d'ouverture de la porte... Je dois attendre presque une heure pour le suivant... A la seconde correspondance, il y a un bon quart d'heure de battement. Seulement ce train n'arrivera jamais. Il a été supprimé pour des raisons que mes rudiments d'allemand ne me permettent pas de comprendre. Je réussis tout de même à comprendre qu'il me faut attendre encore trois quarts d'heure un bus. Durant ce trajet de quatorze kilomètres nous passons sur plusieurs ponts, le premier au dessus d'une large rivière dont l'eau est boueuse, vraiment boueuse. Il faut dire que, si contrairement à la France le temps est au beau depuis plusieurs semaines en Allemagne, les orages ont éclaté dans l'après midi. Le pont suivant passe au dessus de la Nagold, l'eau est un peu teintée mais ce n'est rien de bien méchant, puis nous repassons encore une fois la Nagold et là, sur un plat, les gobages foisonnent. Mais nous sommes encore à une dizaine de kilomètres en aval du parcours de Bad-Liebenzell. Et quand, à la tombée de la nuit nous franchissons le dernier pont de notre trajet, celui de Bad-Liebenzell, ce que je découvre, c'est un torrent de chocolat foncé, presque de quoi me décourager... Je retrouve Jacques à l'hôtel.
Le bourg de Bad-Liebenzell
Le lendemain matin, les eaux ont baissé, elles se sont éclaircies, bref nous pêchons le parcours le plus aval. En se livrant à une expérience sur la flottabilité du carbone Jacques , fait fuir un très beau poisson. Ce sera le seul beau poisson de la matinée car nous pêchons les gobages et ce ne sont que des petits poissons qui viennent en surface. L'après midi je repère un autre beau poisson, assurément plus de cinquante. Hélas je ne le vois que brièvement à cause des eaux hautes et teintées. Cependant avec Jacques, nous nous disons que demain sera bien meilleur car l'eau baisse et s'éclaircit mais nos espoirs sont douchés au sens propre comme au sens figuré par un petit grain d'une demi heure. La température a bien baissé, les éclosions sont terminées. Nous partons vers la limite amont du parcours. Il y a là, à l'amont d'un bief, une grande densité d'arc en ciel. C'est sur ces poissons que nous nous vengerons des caprices du temps. Il est très difficile de les faire mordre en surface. Mais sous l'eau elles sont faciles.
La Nagold.
Le second jour nous pêchons, un autre parcours situé partiellement dans le bourg et à son amont.
En fin de matinée Jacques repére un poisson de plus de cinquante mais malgré toutes ces tentatives ce poisson ne prendra pas les nymphes proposées..; Bon je sais Jacques, je ne suis peut-être pas totalement étranger au fait que tu l'aies manqué, comme je regardais la scène depuis le pont, je t'ai prévenu un peu bruyamment quand la truite fit mine de s'intéresser à ta nymphe et on ne peut faire guère mieux pour faire rater un poisson. Avec le beau temps de l'après-midi nous avons assisté à pas mal d'écolsions et de plus en plus de gobages. Nous avons capturé ainsi un nombre incalculable de truitelles. J'ai mis une nymphe (teeny nymph) avec un indicateur pour chercher des poissons plus gros mais j'ai accumulé toujours les truitelles à l'aval d'un puissant courant dans un lisse profond une truitelle tape dans l'indicateur et vrille le bas de ligne, pas grave au prochain poste je passe en sèche car il y a pas mal de gobages , mais je fais encore un lancer au milieu de cette fosse. A peine ma nymphe touche-t-elle l'eau qu'une truite vient se jeter dessus, pas une truitelle, un poisson d'au moins 45 peut-être beaucoup plus, je ne sais pas je n'aurai pas le temps de le voir davantage, la casse est nette au ferrage au niveau du bas de ligne vrillé. Putain de merde de bite à couille de mon cul, c'est à peu près ce que je crie, entre autres choses, en m'effondrant sur la berge. Les allemands qui se promènent dans le coin doivent se dire qu'ils ont affaire à un malade, jacques aussi. La pêche se poursuit ainsi jusqu'au coup du soir, le seul gros poisson au milieu de dizaines de petites, juste au mauvais moment. Les dieux veulent sans doute me punir une nouvelle fois de ma paresse et une nouvelle fois je resterai sourd à leur avertissement.
Le coup du soir est magnifique, beaucoup d'éclosions et des poissons nettement plus beau. Notamment cette arc en ciel d'environ 35. Un poisson vraiment superbe, qui s'il n'est pas né dans la rivière y vit depuis qu'il est alevin.
Une Arc en Ciel qui m'a gratifié de trois sauts en plein courant!
Voilà, il faut maintenant rentrer, malgré des conditions difficile ce fut un bon ouiquende de pêche qui ne nous revint pas très cher, environ cent vingt euros pour les deux nuits d'hôtel et le droit de pêche.